Publié le 30.06.2020 | Lisa De Visscher - Rédactrice en chef

Vendredi dernier, le gouvernement flamand a annoncé le nom du nouveau Vlaams Bouwmeester. Erik Wieërs assumera cette fonction pour les cinq prochaines années, et ce à partir du 17 août. Erik Wieërs est architecte, philosophe, enseignant à l’UA et co-fondateur du bureau anversois Collectief Noord architecten. A+ s’est entretenu avec lui à l’occasion de son nouveau mandat.

Félicitations pour votre nomination à la fonction de maître-architecte. Quelles sont vos priorités pour ces 5 prochaines années ?

En premier lieu, je souhaite convaincre et familiariser les flamands aux modèles d’habitats groupés. En Flandre, de nombreuses personnes vivent dans des lotissements en dehors de la ville, parce qu’ils ont besoin de plus de place et recherchent des espaces verts, mais aussi de la convivialité, une ambiance de quartier. Je suis convaincu que les logements collectifs peuvent également répondre à ces besoins. Beaucoup de gens ont peur, lorsqu’ils entendent le mot collectif, de se sentir contraints de faire plus ensemble ou de partager plus que ce qu’ils ne souhaitent. En réalité, beaucoup de personnes sont bien plus ouvertes à la collectivité qu’elles ne le pensent, tant que leur intimité est respectée. De ce fait, le collectif existe grâce au privé, à l’intimité.

Ensuite, je voudrais ouvrir le débat sur la question de la qualité architecturale au grand public. La qualité architecturale est encore trop souvent confondue avec le goût personnel. Pourtant, il existe un certain nombre de critères objectifs qui peuvent encore être discutés. Je souhaite initier cette discussion en dehors du cercle des architectes.

Au cours de ces vingt dernières années, divers maîtres-architectes ont introduit de nouveaux instruments politiques afin de réaliser leurs ambitions. Comment allez-vous procéder, à votre tour ?

Le maître-architecte et son équipe disposent de deux types d’instruments : les instruments qui permettent la réalisation de nouveaux projets, comme l’Open Oproep, et les instruments axés sur la recherche et le développement de nouvelles typologies, comme les projets pilotes. Pour le moment, je ne pense pas qu’il y ait besoin d’instruments supplémentaires. L’équipe fonctionne très bien depuis vingt ans et je souhaite avant tout confronter ma vision à la leur, et travailler avec les outils qui existent déjà.

En novembre de l’année dernière, vous avez écrit une chronique pour A+280 Collective Housing sur la raison d’être des habitats groupés. C’est également l’une de vos priorités dans votre mandat. Comment allez-vous mettre cela en place ?

Il existe de nombreux bons projets d’habitat groupé. Cette publication en est d’ailleurs la preuve. Tout d’abord, je souhaite montrer ces exemples à un public large. Ensuite, Il existe certains outils à la disposition du maître-architecte qui se prêtent bien à la recherche de nouveaux modèles de logements, comme par exemple les projets pilotes. J’ai hâte de continuer à développer cela avec l’équipe.

 

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