À Berloz, la Rue du Centre a tout d’une rue, et rien d’un centre. Ou presque. Car, depuis un an maintenant, la maison rurale, conçue par he-architectes et Georges-Éric Lantair, y fait figure de nouveau lieu de rassemblement pour les 3.000 âmes qui habitent le village. Un projet au long cours, qui a su tirer le meilleur d’un processus participatif complexe et d’une bataille urbanistique laborieuse.

L’ambition inattendue investie dans la rénovation du centre de recherche sur les troubles autistiques de l’Université libre de Bruxelles (ULB) peut surprendre. Les formes courbes et les couleurs pastel dénotent une certaine esthétique contemporaine, qui contraste ironiquement avec l’univers scientifique, rigoureux et normé du campus Solbosch. Pourtant, il faut y croire : ici, l’architecture est présente, ambitieuse et revendiquée, comme une composante à part entière du projet scientifique. Curieuse, je m’interroge : comment l’architecture surgit-elle dans cette morosité académique ?